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Le coach personnel pour réinventer sa vie
Venu des États-Unis, le coach personnel fait
depuis quelques années partie du paysage professionnel
québécois. À la fois observateur objectif et guide, il peut
nous aider à clarifier, à déblayer, à évaluer où nous en
sommes et où nous voulons aller. Vie et Santé s’est
entretenu avec quatre d’entre eux.
Par Anne-Christine Loranger
Le coaching de vie privée s'adresse à ceux
qui recherchent un mieux-être, qui veulent modifier leur
existence, soit parce qu’ils arrivent à un tournant de leur
vie, soit parce qu’ils se sentent insatisfaits. À la fois
guide et accompagnateur, le coach est là pour questionner,
pour orienter, pour offrir un œil objectif au milieu de la
tourmente et aider son client à rebondir.
Coach... et
psy
Chez IcoachU, on n'engage que des
psychologues diplômés, pour garantir le sérieux de la
démarche. La méthode est à la fois axée sur l'individu et
résolument moderne. Téléphone, Internet et même
téléconférences font partie de l'aventure. «Après une première
session d’évaluation gratuite, explique Laurence Stezewski,
coach et vice-présidente de IcoachU, on propose un plan et la
personne décide ou non d'aller de l’avant. Dans le cas du
coaching personnel, on peut travailler sur des choses intimes
comme l'image de soi, la relation avec les enfants,
l'organisation du temps, le couple, mais c'est aussi une porte
d'entrée sur le travail.» Le coach identifie les obstacles et
met en place les structures et stratégies les plus utiles pour
les contrer. Le coaching diffère en cela de la thérapie
puisqu'en thérapie «on identifie les obstacles et on les
travaille en remontant le cours du temps et en allant chercher
dans le passé. S’il y a une pathologie à la base du problème,
on réfère alors en thérapie». Quoique le coaching ait un
aspect thérapeutique, il n’est pas une thérapie.
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« Les choses
ne changent pas, c'est nous qui les changeons.
» Henry
Thoreau | |
Méthodes
modernes
Le coach de l'équipe IcoachU prépare avec
son client un plan d'action qui respecte les besoins de ce
dernier. «Une fois par mois, nous avons une rencontre face à
face; une fois par semaine, nous faisons un suivi par
téléphone ou par Internet. Nous utilisons beaucoup Internet
pour échanger des documents, explique Mme Stezewski. Par
exemple, si on travaille sur l'organisation du travail d’un
client qui veut écrire un livre, on lui demande de nous
envoyer son agenda de la semaine le lundi. Le vendredi, on
regarde ce qui s'est passé et on fait le point. Quand ils ont
des comptes à rendre à leur coach, les gens sont plus enclins
à suivre une discipline de travail… Chez IcoachU, on cherche à
rendre la personne autonome le plus vite possible. Mois par
mois, les gens prennent un engagement qu'ils renouvellent au
fur et à mesure. En général, au bout de 2-3 mois, la personne
a atteint son objectif. Souvent elle nous revient au bout d’un
certain temps parce qu'elle a atteint un nouveau palier et
cherche à aller plus loin. »
Être ou ne pas être
synchro
Fondateur de l'Institut de Coaching
International, Normand Deslandes, a créé la méthode de
coaching AME, laquelle se base sur le réalignement des
personnes avec leur valeurs profondes. « 95% des gens ne sont
pas alignés, ne sont pas synchronisés, avec eux-mêmes» ,
déclare-t-il d'emblée. Selon lui, la plupart de nos
agissements trouvent leur source dans des concepts, des
valeurs et des attitudes qui nous viennent de nos parents, de
notre famille et de la société en général et qui ne sont pas
en accord avec nos véritables valeurs.
Le fondement du coaching AME (pour
Activation Maximale de l'Énergie) est que tout ce qui réside
dans l'individu est une masse d'énergie qui doit circuler pour
un bon fonctionnement. Selon Normand Deslandes, «quand
l'énergie circule chez un individu, on observe qu’il est relié
plus facilement à son intuition et à ce qu'il désire. Au
contraire, une personne dont le taux d'énergie en circulation
est faible, voit davantage les problématiques de son
existence, elle a de la difficulté à avoir un alignement de
vie. Tout se passe au niveau de l'alignement ou du
non-alignement de l'individu. Lorsqu'une personne n'agit pas
en accord avec elle-même, cela produit des blocages
énergétiques, qui se traduisent tôt ou tard par des maladies
physiques. Par la recherche des fiertés, qui constituent le
plus haut degré d'énergie consciente d'un individu, on
retrouve le chemin des valeurs et de l'identité. C'est à
partir de là que le coach peut amener son client à trouver
lui-même la solution à ses problèmes ».
« Je ne donne pas de conseils mais j'amène
les gens à retrouver leur pouvoir personnel », affirme Manon
Simard. Coach AME elle-même, elle explique que le principal
travail en coaching AME n’est pas de savoir mais de
questionner, pour amener la personne à clarifier et à se
centrer sur son intuition, sur ce qui vient d’elle-même. «
Pour moi, le vrai travail du coach est d'amener son client à
trouver ce qu’il veut dans la vie et à mettre sa tête au
service de cet être, et non l'inverse. » Par des exercices
quotidiens d'écriture et d'appréciation de soi et une
célébration journalière de ses bons coups, Manon aide son
client à s'apprécier, à retirer des apprentissages positifs, à
prendre le risque d'avancer, à sortir de sa zone de confort et
à se mettre en mouvement. La prise de risque n'est cependant
possible que lorsqu'un certain degré de confiance en soi a été
établi, d'où l'important travail sur les fiertés à chaque
début de rencontre.
En coaching AME, comme dans toutes les
approches qui se respectent, on fuit la dépendance. La méthode
amène ses clients à s'autogérer en 6 rencontres espacées de
deux semaines chacune. « Ce n’est pas moi qui ai les
solutions, déclare Manon. Par contre, je peux trouver les
questions qui amènent la personne à trouver ses propres
réponses.» Les 6 séances de coaching AME se déroulent face à
face, pour mieux capter les messages non verbaux du client
(gestuelle, timbre de voix, attitude) et ainsi mieux orienter
la séance.
Oui à l'autonomie
!
De l'avis unanime des spécialistes, le bon
coach est celui dont on arrive rapidement à se passer parce
qu’il vous rend indépendant. Un coach autoritaire, qui agit
comme un expert en vous disant quoi faire ou qui joue au
sauveur, entre définitivement dans la catégorie des mauvais
coachs. « La chose plus importante, c'est le respect de
l'individu, confirme Laurence Stezewski. Le bon coach n'amène
jamais une personne là où elle ne veut pas aller, et ne lui
dicte jamais quoi faire. »
Soi m'aime
!
Pour Céline Gravel, qui a rencontré son
coach en plein burnout, le coaching a été la meilleure chose
qui lui soit arrivée. Devenue coach elle-même, elle a fondé
l'agence Recrutement dynamique inc. et pratique à la fois dans
les entreprises et dans le privé. «J'ai appris à vivre au
niveau du cœur et c'est cela que j'enseigne maintenant, à
faire les choses par amour et non par peur. J'agis maintenant
en être authentique, en accord avec moi-même."»
Bon coach mauvais
coach
Il n'existe au Québec aucune corporation
professionnelle qui soit en mesure d'exercer des recours
contre un mauvais coach, contrairement à l'Ordre des
psychologues qui peut poursuivre l'un de ses membres. Le
jugement personnel demeure encore le meilleur critère pour
déterminer dans quelle mesure un coach peut nous accompagner
dans une démarche de développement personnel.
Normand Deslandes (514) 971-9342
Céline Gravel (514) 231-3891
Manon Simard (819) 326-5140
Laurence Stezewski site Internet:
ICoachU (514)
214-4685
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