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Coachs personnels : mentors, motivateurs et plus encore

Les aspirants à la profession ne manquent pas

Les risques du coaching

Lundi 26 février 2001

Coachs personnels
Les aspirants à la profession ne manquent pas
Sylvain Larocque
La Presse

Photo Robert Nadon, La Presse
"Il est loin d'être certain que les coachs répondent aux besoins de tout le monde", dit Robert J. Vallerand, professeur au département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal.

"Les coachs personnels ne sont pas une tendance, ils sont là pour rester", clame Sandy Vilas, président de Coach U, un centre de formation virtuel des États-Unis. Qu'elle soit futile ou non, la demande pour les coachs personnels existe bel et bien. Et elle attire de nombreux aspirants à la profession.

M. Vilas prétend que le nombre de personnes qui travaillent à temps plein comme coachs aux États-Unis est passé de 1000 en 1995 à plus de 10 000 aujourd'hui. Le côté valorisant de l'emploi et les conditions de travail avantageuses- horaire flexible, possibilité de travailler n'importe où il y a un téléphone ou un accès à Internet- expliqueraient, selon lui, pourquoi de plus en plus de gens se lancent dans cette nouvelle carrière. Et il faut bien admettre que le salaire horaire du coach, qui peut varier entre 100 et 250 $, n'est pas ce qu'il y a de plus rebutant...

Au Québec, où le phénomène s'est développé au cours des deux ou trois dernières années, on compterait une centaine de coachs.

"Je suis la première surprise par cet engouement", confie Laurence Stezewski, directrice-fondatrice d'iCoach-u, une firme qui propose différents programmes de coaching. Conseillère en orientation, Mme Stezewski a décidé de "revendiquer" le titre de coach personnel au début de l'année dernière. Elle détient une maîtrise en psychologie, mais ne peut pratiquer au Québec puisqu'elle a obtenu son diplôme en France.

Tous les chemins mènent au métier de coach. Certains, comme Étienne Couture- qui fut jadis ingénieur en mécanique-, sont devenus coachs en prenant des cours de communication et de croissance personnelle.

Pour d'autres, le coaching est un prolongement naturel. C'est le cas de Claudette Desjardins, psychologue industrielle, qui offre ses services comme coach à des cadres qui veulent améliorer leur efficacité ou réorienter leur carrière.

Quelques-uns, dont Jean-Pierre Fortin, ont suivi une formation spécifique pour devenir coach. Le comptable et gestionnaire, qui possède une maîtrise en science politique, a déboursé plus de 4000 $ US pour un cours par correspondance offert par Coach U. Un investissement judicieux, sans doute, puisque M. Fortin a fondé sa propre école de coaching en 1994.

Tous s'entendent pour dire qu'il y a, comme dans n'importe quoi, des bons et des mauvais coachs. Et le problème ne résiderait pas dans la formation, mais plutôt dans la reconnaissance des compétences. À l'heure actuelle, seule l'International Coach Federation (ICF) propose une certification. Le hic, c'est que plusieurs coachs ne daignent pas suivre le processus d'attestation de l'ICF, jugeant cette dernière trop proche de Coach U, qui l'a fondée.

En l'absence d'une certification fiable et indépendante, les spécialistes recommandent de "magasiner" son coach, c'est-à-dire d'en interviewer plus d'un avant d'arrêter son choix.

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